Bois-le-Duc (’s-Hertogenbosch)
Chef-lieu du Brabant-Septentrional, Bois-le-Duc (’s-Hertogenbosch, plus couramment Den Bosch) compte 162 295 habitants. Ville natale de Jérôme Bosch, forteresse entourée de marais, elle séduit par sa cathédrale gothique, ses canaux souterrains et sa gourmandise emblématique, la Bossche bol.
Sommaire
Bois-le-Duc en quelques repères
Capitale de la province du Brabant-Septentrional, Bois-le-Duc compte 162 295 habitants au 1er janvier 2026 (CBS) ; la commune inclut Rosmalen et, depuis 2015, Nuland et Vinkel (ancienne commune de Maasdonk). Son nom officiel, ’s-Hertogenbosch, signifie « le bois du duc », mais tout le monde dit Den Bosch. Ville administrative (province, cour d’appel), commerçante et gourmande, elle est régulièrement classée parmi les centres-villes les plus agréables des Pays-Bas.
Histoire de Bois-le-Duc
Le duc Henri Ier de Brabant fonde la ville vers 1185 sur une butte sablonneuse au confluent de la Dommel et de l’Aa, pour défendre la frontière nord de son duché face à la Gueldre et à la Hollande. Au XVe siècle, c’est l’une des plus grandes villes des Pays-Bas du Nord, prospère grâce au drap, à la coutellerie et aux orgues. C’est là que naît et travaille, vers 1450-1516, Jérôme Bosch (Jheronimus Bosch), qui tire son nom de la ville.
Restée catholique et fidèle à l’Espagne pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans, la ville, protégée par des marais impénétrables, était surnommée le « dragon des marais » (Moerasdraak). En 1629, le stathouder Frédéric-Henri l’assiège en asséchant les marais par des digues et des pompes à moulins : la ville capitule après cinq mois. Le Brabant septentrional est ensuite gouverné comme territoire conquis (Pays de la Généralité) jusqu’en 1795, et le culte catholique y est longtemps entravé. Ville de garnison fortifiée jusqu’en 1874, elle conserve une grande partie de ses remparts.
À voir et à faire
- La cathédrale Saint-Jean (Sint-Janskathedraal) : chef-d’œuvre du gothique brabançon (vers 1380-1530), dont les arcs-boutants portent une centaine de petites statues de musiciens, d’artisans et de créatures ; lors de la restauration de 2010, un ange en jean tenant un téléphone portable y a été ajouté. Visite des toits possible avec un guide.
- Jheronimus Bosch Art Center : dans l’ancienne église Saint-Jacques, reproductions de l’ensemble de l’œuvre de Bosch et belvédère sur la ville. Aucun tableau original de Bosch n’est conservé à Bois-le-Duc ; l’exposition de 2016, pour les 500 ans de sa mort, en avait réuni une vingtaine.
- Het Noordbrabants Museum : art et histoire du Brabant, de Van Gogh (qui est né à Zundert, dans la province) aux peintres flamands, dans l’ancien palais du gouverneur.
- Design Museum Den Bosch : design et arts appliqués contemporains.
- La Binnendieze : réseau de canaux en partie couverts qui passent sous les maisons et les rues ; une promenade en barque à fond plat, d’environ 50 minutes, est l’expérience incontournable.
- Les remparts et le Bossche Broek : promenade sur les fortifications, avec vue sur la réserve naturelle humide qui s’étend jusqu’aux portes de la cathédrale.
Le carnaval d’Oeteldonk
Chaque année, pendant le carnaval, Bois-le-Duc devient Oeteldonk, la « colline des grenouilles », avec son prince, ses rituels et sa tenue rituelle (la blouse paysanne boerenkiel et le foulard rouge-blanc-jaune). C’est l’un des carnavals les plus célèbres et les plus anciens du pays, qui réunit des centaines de milliers de fêtards dans le centre.
Les quartiers
- Binnenstad : centre fortifié, Markt triangulaire avec la statue de Bosch, Kerkstraat, Korte Putstraat (rue des restaurants) et Uilenburg, îlot sur la Binnendieze.
- Paleiskwartier : quartier d’affaires contemporain derrière la gare, autour du palais de justice.
- De Muntel et Het Zand : quartiers du début du XXe siècle, dont un ensemble d’architecture moderniste à De Muntel.
- Rosmalen : ancienne commune à l’est, où se dispute chaque mois de juin un tournoi de tennis ATP et WTA sur gazon.
Se déplacer
La gare de Bois-le-Duc est un nœud du sud du pays : environ 30 minutes d’Utrecht, 1 heure d’Amsterdam, 20 minutes d’Eindhoven et 25 minutes de Tilbourg. Le centre se visite à pied. Pour l’Efteling, des bus relient la gare au parc. Voir le train aux Pays-Bas.
Gastronomie
La Bossche bol est une grosse boule de pâte à choux garnie de crème fouettée et nappée de chocolat noir, popularisée par la pâtisserie Jan de Groot, près de la gare, où l’on fait la queue pour la déguster sur place. La ville est aussi réputée pour sa vie de bistrot : la Korte Putstraat, la Markt et la Parade alignent les terrasses, et la cuisine brabançonne (worstenbrood, bières régionales) s’y savoure dans une ambiance très conviviale. Voir aussi bière néerlandaise.
Football : le FC Den Bosch
Le FC Den Bosch joue au stade De Vliert et évolue en Eerste Divisie (mise à jour : octobre 2026). C’est le club formateur de Ruud van Nistelrooy, originaire de la région d’Oss.
Études
La ville accueille l’Avans Hogeschool, la HAS green academy (agronomie et alimentation) et la Jheronimus Academy of Data Science (JADS), commune aux universités de Tilbourg et d’Eindhoven. Voir universités néerlandaises.
Excursions
- L’Efteling, à 20 minutes en voiture.
- Heusden, petite ville fortifiée en étoile au bord de la Meuse, avec ses moulins.
- Le Nationaal Monument Kamp Vught, mémorial du camp de concentration SS de Herzogenbusch (1943-1944), à Vught.
- Le château de Heeswijk et la campagne de Maasland à vélo.
- Eindhoven et Tilbourg.
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Questions fréquentes
Pourquoi Bois-le-Duc a-t-elle deux noms ?
Le nom officiel est ’s-Hertogenbosch (« le bois du duc »), traduit en français par Bois-le-Duc. Den Bosch est la forme courte utilisée au quotidien, y compris sur les panneaux de la ville et dans la presse.
Peut-on voir des tableaux de Jérôme Bosch à Bois-le-Duc ?
Non, aucun original n’est conservé dans sa ville natale ; ses œuvres sont à Madrid, Lisbonne, Vienne, Rotterdam ou Paris. Le Jheronimus Bosch Art Center en présente des reproductions grandeur nature.
Où manger une Bossche bol ?
La pâtisserie Jan de Groot, sur la Stationsweg, est l’adresse historique. Comptez une file d’attente le week-end ; on la mange à la main, avec précaution.