Breda

Ville de garnison et de marché au confluent de l’Aa et de la Mark, Breda (190 204 habitants) est le berceau néerlandais de la maison de Nassau. Son centre historique, sa grande église gothique et ses terrasses en font l’une des villes les plus agréables du Brabant.

Mis à jour le 14 octobre 2026 · 4 min de lecture

Sommaire
  1. Breda en quelques repères
  2. Histoire de Breda
  3. À voir et à faire
  4. Se déplacer
  5. Gastronomie et vie locale
  6. Football : NAC Breda
  7. Études
  8. Excursions
  9. Questions fréquentes

Breda en quelques repères

Troisième ville du Brabant-Septentrional, Breda compte 190 204 habitants au 1er janvier 2026 (CBS), dans une commune qui inclut les villages de Prinsenbeek, Teteringen, Ulvenhout et Bavel. Située à mi-chemin entre Rotterdam et Anvers, sur la ligne à grande vitesse, elle vit du commerce, de la logistique, de l’enseignement supérieur et de la défense. Les Bredois sont réputés bons vivants, et la ville est l’une des plus animées du Sud.

Histoire de Breda

La ville des Nassau

Breda reçoit ses droits de ville en 1252. En 1403, le mariage d’Engelbert Ier de Nassau, comte allemand, avec Jeanne de Polanen, héritière de la baronnie, fait entrer Breda dans la famille de Nassau. Les Nassau en font leur résidence dans les Pays-Bas ; Henri III de Nassau reconstruit le château dans le style Renaissance à partir de 1536. Son neveu René de Chalon puis Guillaume d’Orange héritent ensuite de la principauté d’Orange, d’où le nom d’Orange-Nassau. Le roi des Pays-Bas porte toujours le titre de baron de Breda.

Une place forte disputée

Pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans, Breda change plusieurs fois de mains. En 1590, Maurice de Nassau la reprend aux Espagnols grâce à une ruse restée célèbre : des soldats cachés dans une barge de tourbe (le turfschip) pénètrent dans le château. En 1625, le général Spinola s’en empare après un siège de onze mois, épisode immortalisé par Velázquez dans La Reddition de Breda (musée du Prado). Frédéric-Henri la reprend en 1637. En 1660, le futur Charles II d’Angleterre y signe la déclaration de Breda avant sa restauration, et la paix de Breda (1667) met fin à la deuxième guerre anglo-néerlandaise : les Pays-Bas y cèdent officiellement la Nouvelle-Amsterdam contre le Suriname.

Le 29 octobre 1944, Breda est libérée sans destruction par la 1re division blindée polonaise du général Maczek. La ville en garde une reconnaissance profonde : le général, mort en 1994, est enterré au cimetière militaire polonais de Breda, et un musée lui est consacré.

À voir et à faire

  • Grote Kerk (Onze-Lieve-Vrouwekerk) : chef-d’œuvre du gothique brabançon (XVe-XVIe siècles), tour de 97 mètres, et le monument funéraire Renaissance d’Engelbert II de Nassau et de son épouse ; on peut monter dans la tour certains jours.
  • Le château de Breda : abrite depuis 1828 l’Académie militaire royale (KMA) ; il se visite seulement lors de visites guidées organisées par l’office de tourisme.
  • Le béguinage (Begijnhof) : cour fondée au XIIIe siècle et installée sur son site actuel en 1531, avec jardin d’herbes et petite église ; un havre de calme à deux pas du centre.
  • Le parc Valkenberg : ancien jardin et terrain de chasse du château, aujourd’hui parc public entre la gare et le centre.
  • Le Stedelijk Museum Breda : histoire de la ville, art, graphisme et design.
  • Le port (Haven) et la Grote Markt : terrasses à perte de vue ; le marché du mardi et du vendredi sur la Grote Markt.

Breda est un haut lieu du carnaval brabançon ; le Breda Jazz Festival anime le centre au printemps.

Se déplacer

Breda est sur la ligne à grande vitesse HSL-Zuid : environ 25 minutes jusqu’à Rotterdam en Intercity Direct, 1 heure jusqu’à Amsterdam, et des trains Eurocity directs vers Anvers et Bruxelles. Les trains régionaux desservent Tilbourg, Eindhoven et Dordrecht. Le centre, compact, se visite à pied. Voir le train aux Pays-Bas et venir depuis la France et la Belgique.

Gastronomie et vie locale

La Havermarkt, petite place au pied de la Grote Kerk, et les terrasses de la Grote Markt sont le cœur de la vie bredoise. On y boit des bières belges et brabançonnes et l’on y mange du worstenbrood et des bitterballen. Pendant le carnaval, la ville prend le nom de « Kielegat ».

Football : NAC Breda

La NAC Breda, fondée en 1912, championne des Pays-Bas en 1921 et vainqueur de la Coupe en 1973, joue au Rat Verlegh Stadion (environ 19 000 places), du nom de son joueur emblématique. Relégué au terme de la saison 2025-2026, le club évolue en Eerste Divisie en 2026-2027 (mise à jour : octobre 2026). Ses supporters jaune et noir sont réputés parmi les plus fervents du pays.

Études

Breda accueille la Breda University of Applied Sciences (BUas), réputée pour le tourisme, les jeux vidéo et le management, l’Avans Hogeschool et l’Académie de défense (NLDA) au château. Il n’y a pas d’université de recherche ; les plus proches sont à Tilbourg et Rotterdam (voir universités néerlandaises).

Excursions

  • Le parc national du Biesbosch, delta d’eau douce sillonné en bateau ou en canoë.
  • L’Efteling, à environ 25 minutes en voiture.
  • Willemstad, forteresse en étoile au bord du Hollandsch Diep, et Oudenbosch, dont la basilique imite Saint-Pierre de Rome.
  • Baarle-Nassau et Baarle-Hertog, enchevêtrement d’enclaves belges et néerlandaises.
  • Anvers, à environ 40 minutes en train.

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Questions fréquentes

Que voir à Breda en une journée ?

La Grote Kerk et sa tour, le béguinage, le parc Valkenberg, l’extérieur du château et les terrasses de la Havermarkt. Une balade en bateau sur les canaux (singels) complète bien la visite.

Peut-on visiter le château de Breda ?

Uniquement en visite guidée, car il abrite toujours l’Académie militaire royale. Les dates sont proposées par l’office de tourisme (VVV Breda).

Pourquoi Breda est-elle liée à la Pologne ?

La ville a été libérée en octobre 1944 par la division blindée polonaise du général Maczek, sans combats destructeurs. Le général et plus de 160 de ses soldats reposent au cimetière militaire polonais de Breda.