Sint Maarten

Sint Maarten occupe le tiers sud de l'île de Saint-Martin, l'une des plus petites îles au monde partagées entre deux États. Pays autonome du Royaume des Pays-Bas depuis 2010, elle vit du tourisme, des croisières et de son aéroport, célèbre pour ses avions frôlant la plage de Maho.

Mis à jour le 14 octobre 2026 · 3 min de lecture

Sommaire
  1. Une île, deux pays
  2. Histoire
  3. Institutions, langues et monnaie
  4. Économie et tourisme
  5. Culture et gastronomie
  6. Questions fréquentes

Une île, deux pays

L'île de Saint-Martin (environ 87 km²) est située dans le nord des Petites Antilles, à environ 300 km à l'est de Porto Rico. Sa partie nord, d'environ 53 km², est la collectivité d'outre-mer française de Saint-Martin (chef-lieu Marigot), qui fait partie de l'Union européenne. Sa partie sud, d'environ 34 km², est Sint Maarten, pays autonome du Royaume des Pays-Bas et territoire associé (PTOM) à l'UE. Il n'y a aucun contrôle à la frontière terrestre, matérialisée par de simples panneaux de bienvenue. L'île est l'un des rares points de contact terrestre entre la France et les Pays-Bas (voir relations France – Pays-Bas).

Le relief est collinéen ; la partie néerlandaise comprend le Great Salt Pond, ancien marais salant derrière Philipsburg, et une partie de la vaste lagune de Simpson Bay, partagée avec le côté français.

Histoire

Les Néerlandais de la WIC s'installent vers 1631 pour exploiter les salines, le sel étant indispensable à la conservation du hareng pêché en mer du Nord ; les Espagnols les chassent en 1633 et occupent l'île jusqu'en 1648. Le 23 mars 1648, le traité de Concordia partage l'île entre Français et Néerlandais. Une légende populaire raconte que la frontière aurait été fixée par une course entre un Français buveur de vin et un Néerlandais buveur de genièvre, ce qui expliquerait la part plus grande des Français ; elle n'a aucun fondement historique. La souveraineté change encore plusieurs fois de mains jusqu'en 1817.

Comme dans toute la région, l'économie de plantation (canne à sucre, coton, sel) repose sur l'esclavage, aboli côté français en 1848 et côté néerlandais seulement en 1863 (voir esclavage et Keti Koti). Le XXe siècle voit l'essor du tourisme à partir de l'ouverture de l'aéroport et des premiers hôtels. Le 10 octobre 2010, la dissolution des Antilles néerlandaises fait de Sint Maarten un pays autonome. Le 6 septembre 2017, l'ouragan Irma, de catégorie 5, ravage l'île : la grande majorité des bâtiments sont endommagés et un fonds de reconstruction financé par les Pays-Bas et géré par la Banque mondiale est mis en place.

Institutions, langues et monnaie

Sint Maarten a sa propre constitution, un parlement de 15 membres, un gouvernement dirigé par un Premier ministre et un gouverneur représentant le roi. Les finances publiques sont, comme à Curaçao, supervisées par un organe du Royaume. L'anglais est la langue de la vie quotidienne, de l'école et des affaires, avec le néerlandais comme autre langue officielle ; l'espagnol et le créole sont aussi parlés par une population d'origines très diverses. Depuis le 31 mars 2025, la monnaie officielle est le florin caribéen (XCG), commun avec Curaçao et arrimé au dollar (1,79 XCG pour 1 USD) ; dans la pratique, la plupart des prix sont affichés et payés en dollars américains. Côté français, on paie en euros (voir argent et paiement).

Économie et tourisme

Le tourisme représente l'essentiel de l'activité : séjours hôteliers, résidences secondaires, croisières (le port de Philipsburg est l'une des principales escales de la Caraïbe orientale) et commerce hors taxes de Front Street. L'aéroport Princess Juliana sert de plaque tournante vers les petites îles voisines, dont Saba, Saint-Eustache, Anguilla et Saint-Barthélemy.

À voir et à faire

  • Maho Beach, où les avions de ligne passent à quelques dizaines de mètres au-dessus des baigneurs avant d'atterrir ; le souffle des réacteurs au décollage est dangereux, respectez les panneaux d'avertissement.
  • Philipsburg, Front Street et sa promenade de bord de mer (Boardwalk).
  • Les plages de Mullet Bay, Cupecoy et Dawn Beach.
  • Les ruines du fort Amsterdam, premier fort néerlandais de l'île, sur une pointe de la Great Bay.
  • Une journée côté français (Marigot, Orient Bay, Grand-Case) et une excursion en ferry ou en avion vers Saba.

Culture et gastronomie

Le carnaval, en avril-mai, est l'un des plus grands de la région. La boisson nationale est la liqueur de guavaberry, à base de baies locales et de rhum, traditionnellement associée aux fêtes de fin d'année. On mange johnny cakes (beignets), poisson salé (saltfish), conque, ribs et plats créoles ; côté français, la cuisine de Grand-Case est réputée.

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Questions fréquentes

Faut-il un passeport pour passer de Sint Maarten à Saint-Martin ?

Non, aucune formalité n'est exigée à la frontière terrestre. Les règles d'entrée sur l'île dépendent en revanche du côté par lequel on arrive (aéroport de Princess Juliana ou de Grand-Case).

Quelle monnaie utiliser à Sint Maarten ?

Le dollar américain est accepté partout et sert de référence pour les prix. La monnaie officielle est le florin caribéen depuis 2025 ; l'euro est la monnaie de la partie française.

Sint Maarten fait-elle partie de l'Union européenne ?

Non, elle a le statut de PTOM, contrairement à la partie française de l'île, qui est une région ultrapériphérique de l'UE.